Poème (sans titre)

père des ailes
avec ton bras tu chauffes
et tâtes ma scintillante criaillerie
prononces les paroles
grandes-langue
mon souffle est lourd
intense
je repose contre ta poitrine
j’éteins le regard
et je flotte
ainsi que tu me l’appris
toi-même

(Publication de la version allemande dans : Die Lyrik-Bibliothek VII, Munich 2007)